Une des décisions les plus difficiles quand on a envie de faire un tour du monde, est de laisser tomber le sentiment de sécurité que nous procure la garantie de recevoir un salaire à la fin du mois, l'espoir d'avoir une augmentation, l'ambition d'avoir une évolution, surtout si l'on est convaincu que c'est une entreprise humaine, qu'on y a fait nos preuves, qu'on y a plein de souvenirs, de réalisations.

En faisant mes cartons, puis lors de mon pot de départ, je me suis rendu compte à quel point j'avais pu noué des amitiés sincères avec plusieurs de mes collègues, et ce qui nous manque réellement au final, ce sont les gens qui ont marqué des épisodes de nos vies.

Une fois la décision de quitter prise et actée : 0 regret, 0 stress, peut-être un petit sentiment d'appréhension face à l'inconnu qui nous attend après, mais surtout beaucoup d'excitation pour l'aventure qui va suivre. De toutes manières, si vous enchainez rapidement sur le voyage, les préparatifs vous prennent tellement de temps que vous n'aurez pas le temps de réfléchir à ce que vous êtes en train de perdre, mais plutôt à ce que vous allez gagner dans quelques semaines.

Ceux qui me connaissent bien savent que je parle beaucoup, et que quand j'ai le choix d'être synthétique ou bien creuser les détails, je choisis en général la deux!ème option. C'est ce qui s'est passé aussi pendant mon discours de pot de départ où j'ai passé plus de 20 minutes à faire le pitre, tout ça pour 4 ans d'expérience, je n'imagine même pas combien je serais resté si j'y avais passé 20 ans...